mercredi 16 mars 2011

2010-05-12 – Québec – Fleuve – Quai Irving

Quai Irving (Google Map)
Toujours dans l'optique de tenter de capturer de nouvelles espèces, je m'aventure sur le bord de l'imposant fleuve St-Laurent afin de tenter ma chance au doré. Après avoir lu plusieurs articles sur internet, je tente ma chance, sans grandes ambitions, à un endroit très populaire en début de saison. Pour ceux qui ne connaissent pas cet endroit, voici quelques informations et photos afin de vous aider à le trouver.

Voici l'endroit où pêcher, dans le creux à droite. Attention lorsque vous 
descendez sur les roches, avec les marées, elles sont souvent mouillées, donc glissantes.

Une fois rendu, en début de saison, vous n'aurez aucune difficulté à trouver l'endroit le plus productif, étant donné que plusieurs pêcheurs y seront probablement déjà. Évidement, due aux marées imposantes en début de saison dans la région de Québec, il est impératif de consulter les heures des marées. Pour se faire, je vous conseil ce site internet: Horaire des marées. Les meilleurs heures seraient les 2 dernières heures du montant, ainsi que la première heure du descendant. En d'autre mots 2h avant la marée haute, et 1h après. La raison est fort simple, la marée montante amène les poissons fourrages près des berges pour se nourrir d'insectes ou autres. Donc, les prédateurs se rapprochent eux aussi, afin de profité d'une nourriture abondante.

La technique à privilégier est la dandinette "jig" à gué. Évidement, c'est très différent à gué comparativement à la pêche en embarcation. Il est impossible de laisser notre offrande en suspension, puisque nous devons tirer à partir du bord, le courant n'aidant en rien. Étant donné le courant, il est impératif de pêcher avec des têtes de "jig" assez pesantes. Cela facilite nos lancer qui seront évidement plus long, mais aussi la descente de notre leurre à une profondeur adéquate pour le doré. Ainsi, je vous suggère des têtes pesant entre 3/8oz à 1oz, tout dépendant des importances des marées, et du stade de celle-ci lors de votre sortie. Plus l'été avance, plus vous devrez viser les marées hautes en fin de journée, voir même à la noirceur, car le doré n'aime pas la lumière.

Pour en venir à ma pêche du 12 mai, cette dernière était une sortie en solo. Cependant, j'étais loin d'être seul sur le bord de l'eau. Un petit point négatif lors des sorties au printemps, est le fait d'être cordé comme des sardines sur le bord du fleuve. Il faut vraiment faire attention pour ne pas mélanger nos lignes avec d'autres pêcheurs, car le courant déplace énormément nos leurres. Du même coup, il faut être respectueux, en plus de faire preuve de patience. Lors de cette journée venteuse et nuageuse, je tente ma chance avec une tête de "jig" de 3/4oz puisque la marée est imposante et que le courant me semble très fort. Pour appâter, j'utilise un "grub" Gulp Alive de 4po chartreuse. Plusieurs m'ont vantés la couleur chartreuse pour cet endroit et la senteur des Gulp Alive ne nuira certainement pas. Je commence donc à pêcher, en prenant soin de ne pas croiser les lignes des autres pêcheurs très près de moi qui semble pas mal plus expérimenté que moi à cet endroit.
Le plus gros défi avec ce type de pêche, c'est de sentir les touches. Déjà que le doré est un poisson qui mords très subtilement lorsque l'on pêche en embarcation, cet aspect est encore plus important lorsque l'on pêche à gué. Il est donc impératif de ne jamais laissé de mou dans sa ligne, afin de sentir absolument toutes les touches. Il ne faut prendre aucune chance, à chaque petite secousse, ferrer ! Souvent pour rien, mais c'est le secret. Deuxième secret, en fait, c'est une phrase que l'on entend à chaque 5 minutes lorsque l'on pêche à cet endroit: "Si tu ne te prend pas dans le fond, c'est que tu ne pêches pas le doré". En bref, il faut toujours frapper le fond, pas besoin de vous dire que vous vous prendrai souvent dans le fond. En résumé, beaucoup de têtes de "jig" perdues, et plusieurs noeuds à refaire. Heureusement, les leurres utilisés coûtent vraiment moins chers que des poissons nageurs.

Donc, après m'être familiariser avec la technique, et vue une quantité assez incroyable de doré sortir de l'eau par d'autres pêcheurs, ma confiance augmente. Je continue à ferrer à chaque 5 secondes, débutant que je suis, je sens une résistance, suis-je encore pris pour la 101e fois ?... Oh !! 3 bons coups de tête se font sentir, le combat s'engage. Première réaction, c'est beaucoup moins combatif qu'une truite, mais ça semble beaucoup plus lourd. N'ayant pas encore vue la grosseur du spécimen, je ne prend pas de chance et diminue le frein de mon moulinet. Toutefois, je me garde quand même une petite gène afin de ne pas croiser les autres lignes lors de mon combat. Finalement, je me rend compte que je n'ai pas ma puise, je descend donc plus près de l'eau, et de façon assez périlleuse, je tire le doré entres quelques roches et l'agrippe fermement avec ma main libre. Résultat, un beau doré d'environ 2 lbs, pas pire pour une première capture ! Je le range donc dans ma glacière, et retourne près du bord en pleine confiance. Je pense déjà au goût qu'aura ce poisson, j'en ai tellement entendu parler que j'en salive déjà. La consommation de ce poisson sera également une première pour moi.

Finalement, la marée commence à baisser et les pêcheurs commencent à partir. De leur côté, ils ont presque tous leurs quotas, alors que moi,  je n'obtiens aucune autre touche depuis ma capture. Par le fait même, je suis un peu moins confiant. Puis, alors que j'allais me préparer à quitter, un autre doré ce laisse leurrer par mon appât odorant. Ce dernier est un peu plus petit que le premier, mais j'en suis tout de même très heureux. Pour finir, envoûté par cette première expérience, je me retrouve seul sur le bord, tous les autres pêcheurs ayant quittés. La marée maintenant rendue très basse et le soleil sur le point de se coucher, je comprend que ma première expérience doit s'arrêter. Je décide donc de ramasser mon équipement et de retourner à la maison. Voici le résultat de cette soirée sur le bord du fleuve !!

mardi 8 mars 2011

2010-07-22 – SEPAQ – Réserve faunique de la Mastigouche – Lac des Joncs


À chaque fois que nous passons à l’accueil Pins-Rouge avant d’entrer, ou sortir, de la réserve faunique de la Mastigouche, j’ai l’habitude d’entrer et de regarder le petit cartable des résultats de pêches de la saison. Celui-ci est mis à jour chaque matin, et très , mais alors très intéressant. Il permet entre autre de connaître le nombre de prises, le poids total, le poids moyen, succès moyen, mais aussi le nombre d’heures de pêche, ce qui est parfois très important. Pourquoi je parle de ceci dans un résumé de pêche d’un lac à la journée ?... C’est simple, parce que c’est de cette façon que j’ai pu réserver le lac des Joncs lors de sa réouverture. Je m’explique, en examinant les statistiques de différents lacs, j’ai remarqué que les truites du lac des Joncs semblaient plus petites que par le passé. Comme les quotas annuels des lacs de la réserve sont déterminés à l’avance, lorsqu’un lac a un rendement inférieur comparativement aux autres années, il a de bonnes chances d’être ré-ouvert 1 semaine après la dernière pêche prévue. Voilà donc comment j’ai anticipé la réouverture du lac des Joncs, et que j’étais prêt un mardi matin 8h30 afin de réserver ce lac. Pas besoin de vous dire qu’il y avait beaucoup moins de compétition que durant l’hiver pour la réservation d’un lac à la journée. 

Venons-en à la journée de pêche… Mais avant, un petit retour en arrière. Ce lac, est le premier lac que j’ai pêché de ma vie. Mes parents m’avaient traîné avec eux il y a de ça plus de 20 ans. Dans le temps, on devait apporter notre propre embarcation, la nôtre : un petit canot de cèdre avec des flotteurs, (question sécurité pour un petit énervé comme moi). Par la suite, nous avons eu la chance d’y retourner à plusieurs reprises, en effectuant toujours de très belles pêches : le quota avec en moyenne 1lbs par truite. De plus, comme si ce n’était pas assez, nous avions la chance de faire quelques coups de 2 par jour. Oui oui, 2 truites sur la même canne, et pas des petites là !!! C’était assez fréquent aussi surprenant que cela peut être. Voilà donc tous des beaux souvenirs me trottant dans la tête en route vers le lac.

Arrivé au portage, surprise, le chemin est vraiment dégagé, le portage raccourcis, un gros bravo à la réserve pour ce fabuleux travail, un petit merci spécial à M. Daniel Pelletier qui a travailler fort pour l’aménagement des portages en pêche à la journée. Donc, pour cette journée spéciale, mes accompagnateurs sont mon père (je lui devait bien un petit voyage sur ce lac), ainsi que ma blonde, nouvellement initiée à la pêche, et déjà une adepte. Comme nous connaissons déjà le lac comme le fond de notre poche, nous nous dirigeons directement vers un fameux « spot ». En fait, pour ceux qui y sont déjà allés vous avez sûrement remarqué que ce lac et en forme de T, et possède 2 fosses principales. On embarque dans un marais, (que j’appellerais la barre vertical du T), puis une fois sortie de cette branche, on a le choix de se diriger vers la droite, ou vers la gauche. Cependant, dans la partie centrale (jonction des 3 branches), il y a à peine 5 à 8 pieds d’eau. Ceci peut rendre difficile l’exploitation du lac à la traîne, puisque le lac est assez petit. Notre technique consistait donc de tenter la fosse la plus au nord pour débuter puisque nous avions toujours eu plus de succès dans celle-ci. À peine tourner le coin, déjà une touche, une belle petite truite combative d’environ ½ lbs se laisse déjouer par le gros vers juteux précédé d’une certaine « trolle de fille » à ma blonde. Ça commence bien, mais, beaucoup plus petit que dans mes souvenirs, nous continuons dons sur notre route, et les truites s’enchaînent rapidement. C’était assez surprenant de voir comment la pêche était facile, puisque nous étions à la réouverture du lac, et qu’un très grand nombre de truites avaient déjà été sorties durant l’été. Nous étions malgré tout confiants de sortir quelques truites plus dodues, justement car la plupart du temps, moins de truites = plus de nourriture par individus. 



Nous tentons donc d’aller voir ce qui se passe dans l’autre fosse, plus au sud. En traversant le lac, nous remarquons qu’Il semble y avoir plus d’eau qu’à la normale dans le centre. Cela nous semblait improbable, puisqu’avec la canicule et la sécheresse que l’été nous avait réservé, le niveau de la plupart des lacs était très bas. C’est alors que j’ai remarqué au loin une immense cabane de castor, je dirais facilement 5 à 6 pied de haut, du jamais vu pour moi. Nous commençons donc à comprendre pourquoi l’eau est aussi haute, et probablement aussi pourquoi il y a un si grand nombre de truites, et en général, beaucoup plus petites que les autres années. Lorsque l’eau d’un lac est plus haute, cela créer souvent de meilleurs, et en plus grand nombre, d’endroit pour la reproduction. Il est donc fort possible qu’un plus grand nombre de truites aient vue le jour, donc moins de nourriture par individus. 

Maintenant ceci expliqué, on décide de changer de technique et de tenter de rejoindre les truites plus vieilles, et probablement plus dodues, dans les profondeurs. Nous nous armons donc de grosses Toronto Wobbler 3po de différentes couleurs, et tentons de « racler » le fond. Suite à un faible succès dans la fosse sud, nous retournons au nord. En repassant à l’endroit où nous avions pris nos premières truites, la canne à ma blonde, ainsi que celle de mon père, se courbe soudainement. Les 2 semblent avoir quelques choses de gros. Mon père, par galanterie j’imagine, laisse la dame sortir son poisson d’abord. Malgré le cœur qu’il lui battait à 100 à l’heure, la madame réussit à se contenir et diriger sa truite vers la puise. Une belle truite d’environ 1 lbs était donc en sécurité dans la chaloupe. J’ai à peine le temps de me retourner pour aider mon père, qu’il me lance « C’est bizarre, on dirait que ça la donner un coup et c’est plus pesant que tantôt encore !! ». À peine le temps de finir sa phrase que l’ont comprend ce qu’il veut dire, et oui, on voit belle et bien 2 belles bedaines rosés remonter vers la surface. Résultat de cette frénésie, 1 truite de 1 lbs, et un coup de deux (3/4lbs et 1/2lbs). Un petit cadeau du lac des Joncs qui nous rappelle à mon père et moi les moments incroyables déjà vécus sur ce lac. Juste ce petit 10 minutes à fait notre journée. Nous avions le sourire collé aux lèvres pour le reste de la journée, peu importe le nombre, ou la grosseur des truites que nous pouvions prendre le reste de la journée. Nous avons donc terminé notre journée avec nos 21 truites, et 4.55kg, (10lbs). Ce n’est pas ce à quoi ce lac nous avait habitué, mais on a passé une superbe journée, et un beau voyage dans le temps d’une dizaine de minutes. Pour terminer, nous avons fait notre pêche avec seulement 3 techniques, une cuillère du genre Lake Clear plus lourde, rose et mauve, une Toronto Wobbler 3po martelé or/argent, et pour terminé une soie calante type IV suivit de 2 mouches, une Woolly Bugger mauve à tête plombé rouge précédé d'une AndréA. Pour le lancé léger, dans les 2 cas, nous utilisions un gros vers 24po plus bas que la cuillère, sans oublié une petite mouche au-dessus de celle-ci... :)


        

mardi 1 mars 2011

Trucs et Techniques pour la truite mouchetée - Canicules (Début Juillet à Mi-Août)

CANICULES (Début Juillet à Mi-Août)

LEURRES

Ajouter encore plus de poids à vos agencements

Lancer léger

  • Arme secrète #1 : Toronto Wobler 3 po jaune/chartreuse ou martelé 2 couleur argent/bleu avec sangsue Gulp Alive piquée sur un hameçon à longue hampe pour que la pointe de l’hameçon soit le plus près de la queue de la sangsue (un montage avec 2 hameçon en tandem peut très bien faire aussi.


  • Arme secrète #2 : Cuillère Majik double épaisseur (fond cuivre avec colant bleu foncé brillant ou fond noir avec collant rose brillant). Appâter avec une sangsue Gulp Alive piquée sur un hameçon à longue hampe comme mentionné précédemment.
  • Alternatives à la sangsue : un très gros vers de terre, minimum la moitié des gros vers vendue en général



Mouches

  • Soie calante type 4 à 6 avec streamer attractif, plombé au besoin (Andréa, Fiset, Muddler Minnow). Conseil : AndréA #8 suivit d’une Woolly Bugger mauve à tête plombé rouge 12 à 18po plus bas.


TECHNIQUES

Truite moucheté leurrer en fin juillet par une Majik
double épaisseur, suivit d'une sangsue Gulp Alive sur
le lac Taure dans la réserve faunique Mastioguche
Il faut aller chercher la truite plus en profondeur, et la faire réagir. Nous commençons toujours nos pêches avec des leurres différents, mais avec le même but, descendre en profondeur. On commence la journée souvent avec 1 pêcheur utilisant une Toronto Wobler, un autre une Majik, puis un dernier à la soie calante. Nous débutons par prospecter tranquillement le lac en laissant environ 75 pieds de ligne en arrière de l’embarcation. Tout dépendant de la journée, nous pouvons facilement laisser la presque totalité de note fil contenue dans notre moulinet en arrière de l’embarcation. Il faut rester attentif aux moindres coups anormales sur notre canne, puisque plus on a du fil de sortie, moins on sent les morsures. Point important, VARIER VOTRE VITESSE. Trainer à environ 1.5 MPH, arrêter le moteur, et attendez d’être presque arrêter, avant de repartir à 1MPH en accélérant pour revenir à 1.5MPH. Ensuite recommencer. Cette technique peut être utilisé lorsque vous découvrez une fosse plus profonde (25-35 pieds) afin de laisser votre leur descendre comme une proie blessée juste sous le nez de gros ombles de fontaines méfiantes. En règle générale, rechercher des zones de profondeurs inégales, variant entre 15 et 25 pieds, voir même 35 dans certains cas. Vous n’êtes pas obligé de gratter le fond dans 35 pieds, le poisson est souvent en suspension. Il existe aussi la technique de la «jig», mais je n'aime pas vraiment cette dernière puisqu'il faut tout d'abord localiser le poisson. Elle peut par contre être efficace sur un petit lac où il n'existe qu'une ou deux fosses facilement repérable.


Truites capturées au lac des Joncs en pleine canicules
avec une Toronto Wobler chartreuse suivit d'un gros vers